LOI n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire (1)
- Jurisdiction:
- France
- Type:
- Incentives · Other
- Last action:
- Jan 1, 2016
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Applies toDistributeurs du secteur alimentaire (food sector distributors/retailers) operating retail food stores with a sales surface area exceeding the threshold set in Article 3 of Law n° 72-657 of 13 July 1972 (i.e.,…
- ·Comply with the food waste hierarchy in order: (1) prevention, (2) donation or transformation of unsold edible food for human consumption, (3) animal feed valorization, (4) composting or energy recovery (e.g., methanization).
- ·Food sector distributors must not deliberately render unsold food still fit for consumption unfit for consumption or any other form of valorization.
- ·No contractual clause may prevent the donation of private-label (marque de distributeur) food products by a food sector operator to an authorized charitable association (habilitée under Article L. 230-6 of the Rural and Maritime Fishing Code), as provided by a convention between them.
No designated program action is recorded for this measure yet — treat the above as the general obligation and verify against the source text.
- ·Unsold food products (denrées alimentaires invendues) still fit for human consumption
- ·Food products sold under distributor/private-label brands (marque de distributeur)
- ·All food products handled by food retail distributors above the surface-area threshold
- ·Comply with the food waste hierarchy in order: (1) prevention, (2) donation or transformation of unsold edible food for human consumption, (3) animal feed valorization, (4) composting or energy recovery (e.g., methanization).
- ·Food sector distributors must not deliberately render unsold food still fit for consumption unfit for consumption or any other form of valorization.
- ·No contractual clause may prevent the donation of private-label (marque de distributeur) food products by a food sector operator to an authorized charitable association (habilitée under Article L. 230-6 of the Rural and Maritime Fishing Code), as provided by a convention between them.
- ·Food retail stores with sales surface above the Article 3 Law n° 72-657 threshold must propose to one or more authorized charitable associations to conclude a convention specifying the terms under which unsold food products are ceded free of charge.
- ·Retailers above the threshold that open new stores or whose surface area exceeds the threshold after the law's promulgation must comply within one year of opening or exceeding the threshold.
- ·Large food retailers must include food waste reduction in their corporate social responsibility (CSR) reporting under Article L. 225-102-1 of the Commercial Code (circular economy and food waste reporting).
- ·Manufacturers donating products sold under their own private-label brand are covered by the producer liability framework (Article 1386-6 of the Civil Code, as amended by Article 2).
- ·Food products that are unfit for consumption (impropres à la consommation) are excluded from the donation and valorization obligations.
- ·Food safety and sanitary regulations (règles relatives à la sécurité sanitaire des aliments) take precedence and are not overridden by these obligations.
- ·Retailers that had already concluded a donation convention with a charitable association before the law's promulgation (11 February 2016) are deemed compliant with the convention obligation.
“Un distributeur du secteur alimentaire qui rend délibérément impropres à la consommation les invendus alimentaires encore consommables, sans préjudice des dispositions réglementaires relatives à la sécurité sanitaire, est puni d'une amende de 3 750 €. Il encourt également la peine complémentaire d'affichage ou de diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l'article 131-35 du code pénal.”
“Sans préjudice des règles relatives à la sécurité sanitaire des aliments, ils ne peuvent délibérément rendre leurs invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation ou à toute autre forme de valorisation prévue au même article L. 541-15-4. « II.-Aucune stipulation contractuelle ne peut faire obstacle au don de denrées alimentaires vendues sous marque de distributeur, au sens de l'article L. 112-6 du code de la consommation, par un opérateur du secteur alimentaire à une association caritative habilitée en application de l'article L. 230-6 du code rural et de la pêche maritime, prévu par une convention conclue par eux.”
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Full bill text
Article 1 I.-Après la sous-section 1 de la section 3 du chapitre Ier du titre IV du livre V du code de l'environnement, est insérée une sous-section 1 bis ainsi rédigée : « Sous-section 1 bis « Lutte contre le gaspillage alimentaire « Art. L. 541-15-4.-La lutte contre le gaspillage alimentaire implique de responsabiliser et de mobiliser les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de denrées alimentaires, les consommateurs et les associations. Les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire sont mises en œuvre dans l'ordre de priorité suivant : « 1° La prévention du gaspillage alimentaire ; « 2° L'utilisation des invendus propres à la consommation humaine, par le don ou la transformation ; « 3° La valorisation destinée à l'alimentation animale ; « 4° L'utilisation à des fins de compost pour l'agriculture ou la valorisation énergétique, notamment par méthanisation. « La lutte contre le gaspillage alimentaire comprend la sensibilisation et la formation de tous les acteurs, la mobilisation des acteurs au niveau local et une communication régulière auprès des consommateurs, en particulier dans le cadre des programmes locaux de prévention des déchets. « Art. L. 541-15-5.-I.-Les distributeurs du secteur alimentaire assurent la commercialisation de leurs denrées alimentaires ou leur valorisation conformément à la hiérarchie établie à l'article L. 541-15-4. Sans préjudice des règles relatives à la sécurité sanitaire des aliments, ils ne peuvent délibérément rendre leurs invendus alimentaires encore consommables impropres à la consommation ou à toute autre forme de valorisation prévue au même article L. 541-15-4. « II.-Aucune stipulation contractuelle ne peut faire obstacle au don de denrées alimentaires vendues sous marque de distributeur, au sens de l' article L. 112-6 du code de la consommation , par un opérateur du secteur alimentaire à une association caritative habilitée en application de l' article L. 230-6 du code rural et de la pêche maritime , prévu par une convention conclue par eux. « III.-Le don de denrées alimentaires par un commerce de détail alimentaire dont la surface de vente est supérieure au seuil mentionné au premier alinéa de l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés à une association caritative habilitée en application de l' article L. 230-6 du code rural et de la pêche maritime fait l'objet d'une convention qui en précise les modalités. « IV.-Le présent article n'est pas applicable aux denrées impropres à la consommation. « V.-Un décret fixe les modalités d'application du présent article. « Art. L. 541-15-6.-I.-Au plus tard un an après la promulgation de la loi n° 2016-138 du 11 février 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire ou, au plus tard, un an à compter de la date de leur ouverture ou de la date à laquelle leur surface de vente dépasse le seuil mentionné au premier alinéa de l'article 3 de la loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 instituant des mesures en faveur de certaines catégories de commerçants et artisans âgés, les commerces de détail alimentaires dont la surface de vente est supérieure à ce seuil proposent à une ou plusieurs associations mentionnées au III de l'article L. 541-15-5 de conclure une convention précisant les modalités selon lesquelles les denrées alimentaires leur sont cédées à titre gratuit. « Les commerces de détail ayant conclu une telle convention avant la promulgation de la loi n° 2016-138 du 11 février 2016 précitée sont réputés satisfaire au présent I. « II.-Le non-respect de l'obligation prévue au I est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la troisième classe. « III.-Un distributeur du secteur alimentaire qui rend délibérément impropres à la consommation les invendus alimentaires encore consommables, sans préjudice des dispositions réglementaires relatives à la sécurité sanitaire, est puni d'une amende de 3 750 €. Il encourt également la peine complémentaire d'affichage ou de diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues à l' article 131-35 du code pénal . » II.-Le II des articles L. 541-15-5 et L. 541-15-6 du code de l'environnement, dans leur rédaction résultant du I du présent article, entre en vigueur un an après la promulgation de la présente loi. Article 2 Après le 2° de l'article 1386-6 du code civil, il est inséré un 3° ainsi rédigé : « 3° Qui fait don d'un produit vendu sous marque de distributeur en tant que fabricant lié à une entreprise ou à un groupe d'entreprises, au sens de l' article L. 112-6 du code de la consommation . » Article 3 A l' article L. 312-17-3 du code de l'éducation , après la première occurrence du mot : « alimentation », sont insérés les mots : « et à la lutte contre le gaspillage alimentaire ». Article 4 A la première phrase du cinquième alinéa de l'article L. 225-102-1 du code de commerce, après le mot : « circulaire », sont insérés les mots : « , de la lutte contre le gaspillage alimentaire ». La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.
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